Francois Bruant

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Francois Bruant

Message par manatane76 » lun. 12 août 2019 10:43

De Vitry au Stade de Reims, les années chez les pros de François Bruant
MIS EN LIGNE LE 10/08/2019 À 19:52 PHILIPPE LAUNAY DANS CET ARTICLE
Champion de France en 1962, le dernier titre du Stade de Reims
Natif de Vitry-le-François, François Bruant revient, en ce 10 août 2019 jour de reprise de la Ligue 1, sur son épopée en D1 à Reims puis à Rouen.

International jeunes et militaire, François Bruant dispose d’une belle carte de visite. Il est le Vitryat au plus beau palmarès dans le football pro moderne.International jeunes et militaire, François Bruant dispose d’une belle carte de visite. Il est le Vitryat au plus beau palmarès dans le football pro moderne.
LECTURE ZEN
Il coule des jours heureux dans une Normandie qu’il n’a plus quittée depuis 1965 et son transfert du Stade de Reims vers le FC Rouen. Mais, à 76 ans, François Bruant n’a rien oublié de ses origines à Vitry-le-François : ses années à l’école jusqu’au lycée François-Ier, son mariage avec une fille du pays en 1964, le football aux SA Vitry et un père, ingénieur aux établissements Lamort, hostile à son départ à Reims qui lui faisait miroiter les avantages du professionnalisme mais lui proposait un premier contrat amateur.

“J’ai appris mon transfert en lisant L’Équipe”


Pourtant, François Bruant a connu une carrière honnête avec plus de 150 matches en Division 1. À Reims donc, qu’il a rejoint plutôt que Troyes, Monaco et Nancy qui le voulaient aussi, puis à Rouen où il a été transféré en 1965. À l’époque, quand le joueur avait signé un contrat professionnel avec un club, il était lié à lui jusqu’à ses 35 ans, sauf accord entre toutes les parties. Passé pro en 1962, François Bruant a eu cette chance d’être libéré. « J’ai appris mon transfert en lisant le journal L’Équipe pendant mes vacances », se souvient-il. « Mais, ce n’était pas une surprise. J’étais d’accord. Je préférais rejoindre Rouen en D1 plutôt que rester en D2 à Reims. »

Le Stade, qui l’a repéré en sélection Nord-Est, lui a beaucoup appris. « Quand M. Claudet est venu à la maison pour me recruter, mon père ne voulait pas entendre parler de ça. À l’époque, le football pro, ce n’était pas celui d’aujourd’hui », souligne François Bruant. Finalement, le paternel a lâché du lest « mais, à une condition : que je termine mon lycée d’abord. Alors, je m’entraînais tout seul à Vitry dans la semaine, le long de la Marne. Et j’allais jouer le week-end. J’en ai voulu à mon père au début mais j’ai compris ensuite son intransigeance ».

Ensuite, c’est l’après-carrière. Très tôt, à 28 ans, il quitte les terrains pour une deuxième vie active. François Bruant, qui avait rejoint les grévistes en Mai-68, devient journaliste sportif à Paris-Normandie. « Il fallait bien travailler. Un pro percevait des bons salaires, 3 à 4 fois le Smic. Mais, on ne pouvait pas arrêter le foot et ne rien faire à 32-33 ans », sourit François Bruant. Il ne se reconnaît pas dans le jeu d’aujourd’hui.

“J’aimerais que le Stade de Reims retrouve la Coupe d’Europe”

« Je n’ai ni rancune, ni jalousie. Je dis juste que ce n’est plus le même sport. La différence n’est pas que financière. Techniquement et physiquement, ils sont bien meilleurs que nous », admet celui qui reste un supporter des Rémois, même s’il n’a remis les pieds qu’une fois à Delaune.

« Le Stade de Reims d’aujourd’hui, j’aimerais qu’il retrouve une Coupe d’Europe, souffle-t-il. L’équipe vaut par son collectif. C’est sa force. À Marseille pour la première journée, il peut déjà réaliser un coup. » Lui poussera derrière les Rouge et Blanc, comme depuis 1960.

Champion de France en 1962, le dernier titre du Stade de Reims
Trois apparitions en fin de championnat 1961-1962 ont fourni la plus belle ligne du palmarès de François Bruant : l’attaquant a été sacré champion de France avec Reims, le dernier titre d’ailleurs du Stade. Le Vitryat avait joué lors de la victoire au Havre (2-1, 32e journée), la défaite à domicile contre Lyon (0-4, 31e journée) mais il avait surtout disputé le derby à Sedan (30e journée).

Pour ses grands débuts en Division 1, il avait même inscrit le troisième et dernier but des Rouge et Blanc dans les Ardennes (3-0). Pas si mal pour un attaquant doué mais barré au Stade de Reims par les Raymond Kopa, Just Fontaine, Jean Vincent ou Roger Piantoni. « Pour comparer, ce serait jouer aujourd’hui avec Mbappé, Neymar et Cavani. C’était une chance d’être dans le même club qu’eux, nuance François Bruant. C’était des Dieux vivants après leur 3e place en Suède. J’étais gamin et ils m’ont bien accueilli car, en plus d’être de très bons joueurs, c’était des hommes de grande valeur. » Jean Vincent fut même son témoin de mariage.

Avec une partie de l’équipe, il fut de la tournée au Congo, en janvier 1969. Préfiguration de ce que fut sa deuxième carrière professionnelle, il avait pris beaucoup de photos sur place. À la fin de la saison, il embarqua aussi pour une tournée au Canada. « Mon père ne voulait pas car je devais passer mon bac. C’était juste pendant les épreuves. Je l’ai passé l’année suivante », s’amuse-t-il aujourd’hui.

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